Si le Grenadier Barnabé était une fleur, il faudrait penser à changer son eau "

 

 

 

Le Grenadier Barnabé, ivre mort, déambule (de travers) entre les tentes du gigantesque bivouac de la Grande Armée, en cette froide nuit du 1er décembre 1805 - veille de la bataille d'Austerlitz.

Il croise un fusilier et lui demande :
"Pardon jeu...jeune homme (hips), où se trou...trouve (hips) l'autre cô...té du bivouac (hips) ?"
Le fusilier, en pointant du doigt, lui répond :
- "B'en...C'est là-bas, au niveau du massif de sapins !"
Et Barnabé tout chancelant :
- "Ah ? Ch'comprends p...pas (hips), j'y étais tout à l'heu...l'heure (hips), mais on m'a dit que c'était ic...ici !"

Le Grenadier Barnabé et son camarade Philémon errent dans le désert Egyptien depuis plusieurs heures, en marge du reste de la troupe.
La piste d'Aboukir est très longue ; Ils meurent de soif.

- "J'ai un truc infaillible pour lutter contre la soif !" déclare Barnabé.
- "Ah ouais, c'est quoi ?" interroge son copain.
- "Il faut sucer des cailloux !"
- "Alors c'est foutu", répond Philémon, "ici il n'y a que du sable à perte de vue".

Long silence...Les minutes passent...
Les deux naufragés du désert reprennent leur pénible progression sur les dunes brûlantes.

- "On serait sauvé si on pouvait trouver une rivière", s'exclame soudain Philémon.
- "T'as raison", réfléchit Barnabé, "au fond des rivières il y a toujours des tas de cailloux."

Le Grenadier Barnabé est en permission cette semaine. Il décide d'aller rendre visite à son oncle Basile, et d'en profiter pour visiter cette région qu'il ne connait pas : le Périgord.

Au détours d'un chemin, il tombe sur un superbe champ de fraises.
Il interpelle le paysan qui s'y trouve et lui dit :

- "Elles sont vraiment belles vos fraises ! Qu'est-ce que vous mettez dessus ?"
- "Bah ! Juste un peu de fumier…"
- "Ah, c'est pas comme chez nous ! Nous, quand on en a au Régiment, on met du sucre."

Particulièrement fatigué à l'issue d'une campagne militaire, le Colonel Marès, aide de camp du Maréchal Davout, réfléchit à la meilleure solution pour obtenir un petit congé à l'oeil.

A l'issue d'une brève méditation, il décide de se faire passer pour fou, espérant ainsi que le Maréchal
le renvoie chez lui pour prendre du repos.

Il se suspend au plafond du bureau.

Le Grenadier Barnabé, son secrétaire, le découvre ainsi et lui demande ce qu'il fait là haut.
Dans sa grande bonté, le Colonel Marès lui explique ses motivations et lui donne la vraie raison.

Quand le Maréchal Davout arrive à son tour dans le bureau et demande lui aussi au Colonel ce qu'il fait suspendu au plafond, celui-ci lui répond:

- "Je suis un chandelier, monsieur le Maréchal...un chandelier avec plein de bougies !"
- "Vous avez besoin de quelques jours de repos, Colonel...Partez donc en permission, et revenez lundi !"
Le
 Colonel s'en va, content de lui...mais Barnabé lui emboite le pas.
- "Et pourquoi partez-vous aussi ?" demande alors le Maréchal 
- Désolé, répond Barnabé...mais je ne peux pas travailler dans le noir !

C'est la foire annuelle dans la bonne ville de Strasbourg où le Grenadier Barnabé est en garnison, et les nombreux spectacles de rue remportent un grand succès auprès de la population.

Barnabé et son camarade Philémon se promènent, et passent devant un théatre de marionnettes au moment où un ventriloque s'adresse à sa poupée :

-"Bonjour Tatahouette, es-tu en forme aujourd'hui ?"
La marionnette répond (avec une voix nasillarde) :
-"Oh oui...et pour vous le prouver, je vais vous raconter une histoire drôle sur les Grenadiers"

A ces mots, le Grenadier Barnabé s'avance énervé au milieu de la foule enthousiaste et crie :
-"Y en a marre ! C'est toujours sur les Grenadiers...Vous pouvez pas changer un peu ?"

Le ventriloque reprend sa voix normale et lui dit :
-"Excusez-moi monsieur mais le spectacle est prévu comme ça...soyez gentil laissez moi terminer."

Barnabé, furieux, répond :
-
"Toi tu t'écrases !!! C'est à la p'tite que je parle !!!"

Un royaliste Français, un espion Russe et le Grenadier Barnabé sont condamnés à mort.
Ils ont cependant le droit de choisir le mode de leur exécution.

Le royaliste Français décide de prendre la guillotine, par patriotisme, histoire de montrer au Russe comment savent mourir les Français. Le bourreau fait son office et tranche la tête du pauvre homme.

Le Russe choisit d'être exécuté d'une balle dans la tête.
On l'installe, le bourreau appui sur la détente de son pistolet...Mais rien ne se passe.
Il réessaye...toujours rien.
Comme le pistolet ne semble pas fonctionner correctement, le Russe est grâcié.

Viens le tour de Barnabé.
On lui demande comment il veut se faire exécuter, et ce dernier répond :

"Vu que le pistolet ne marche pas, je vais prendre la guillotine!"

Un maréchal des logis du 12ème Régiment de cuirassiers, légèrement blessé au cours du combat par de la mitraille, cherche à faire retaper sa cuirasse endommagée.

Le seul maréchal ferrant à qui il aurait pu éventuellement la confier étant porté disparu, il décide de la remettre à un de ses camarades, réputé pour ses talents de bricoleur : Barnabé.

Trois heures plus tard, Barnabé restitue la cuirasse :

« Tout cela me semble parfait, dit le cavalier...
mais c’est quoi cette espèce de trappe qui se soulève dans le dos ? »

 - « Ça, répond Barnabé, c'est une sortie de secours...en cas d'urgence. »

Un jeune écrivain souhaite publier un livre racontant la vie en campagne des soldats de la Grande Armée. Il décide donc de se rendre sur un bivouac à la recherche d'anecdotes...et croise le Grenadier Barnabé, jusque là affairé à courir derrière des poules.

Il l'interpelle, se présente, lui explique les raisons de sa visite sur ce bivouac, et c'est ainsi que notre brave soldat - dans sa grande bonté - accepte de lui consacrer quelques minutes.

"Racontez moi votre histoire ; vous qui êtes un vieux soldat, vous devez avoir des tas de souvenirs..."
-"En effet", lui répond Barnabé...et il commence son récit :

"J'me souviens...au cours de la campagne de Russie, la chèvre du fourrier s'est perdue dans la steppe. Comme le demande l'esprit de cohésion et la tradition au sein de notre Régiment, tous les hommes se sont regroupés au centre du camp, et nous nous sommes saoulés au pinard, avant de partir à la recherche de la chèvre. Au petit matin nous l'avons retrouvé, et comme le demande l'esprit de cohésion et la tradition au sein de notre Régiment, nous avons fêté cela au pinard,
et nous nous sommes tous tapés la chèvre."

 L'écrivain, trouvant cette histoire un peu trop belle lui demande si il n'a pas autre chose
de plus sentimental.

Barnabé réfléchit...un peu...puis reprend :

" J'me souviens...au cours de la campagne de Russie, notre vivandière s'est perdue dans la steppe. Comme le demande l'esprit de cohésion et la tradition au sein de notre Régiment, tous les hommes se sont regroupés au centre du camp, et nous nous sommes saoulés au pinard, avant de partir à la recherche de la dame. Au petit matin nous l'avons retrouvé, et comme le demande l'esprit de cohésion et la tradition au sein de notre Régiment, nous avons fêté cela au pinard,
et nous nous sommes tous tapés la vivandière."

L'écrivain trouve l'histoire "intéressante", mais un peu trop érotique pour ses lecteurs. Il insiste auprès de Barnabé et lui demande de lui raconter quelque chose de triste ; le peuple aime ce qui est tragique.

Alors, Barnabé se met à pleurer et dit :

"J'me souviens...au cours de la campagne de Russie, je me suis perdu dans la steppe..."

Une statue de pierre à la gloire de Barnabé est dressée au centre de son village natal.

En découvrant cette oeuvre, le bourgmestre s'étonne :
" C'est bien la première fois que je vois une telle composition : d'un côté un cheval cabré et, allongé par terre, le héros à honorer."

" C'est que, explique le sculpteur, en écoutant les récits de ses camarades de Régiment, j'ai appris que Barnabé avait toujours été très mauvais cavalier."

Mr Fulton se présente au camp de Boulogne afin de présenter son Nautilus à Napoléon.
A l’entrée du camp, il interpelle Barnabé et son camarade qui se trouvent être de faction :
- « Sorry, do you speak English ? »
Les deux grenadiers le regardent en silence.
- « Entschuldigen, bitte, sprechen Sie Deutsch ? » demande-t-il alors.
Les deux grenadiers ne bougent pas...
- « Spreekt u misschien Nederlands ? »
Les deux autres continuent à le regarder.
Fulton essaie alors
- « Parlare Italiano ? »
Pas de réponse.
- « Habla ustedes Espanol ? »
Toujours rien.
Fulton hoche alors la tête d'un air dégoûté et s'en va.

Le camarade de Barnabé lui dit alors :
« Tu ne crois pas qu'on devrait quand même apprendre une langue étrangère ? »
"Pourquoi ?", répond Barnabé, « ce type en connaissait cinq et ça ne lui a servi à rien ! »

Le Grenadier Barnabé se plaint a son sergent:
- Sergent, mon bonnet d'oursin me tombe sur les yeux, je ne vois rien!
- Tant mieux, comme ça vous m'obéirez aveuglément !

Complètement saoul, le grenadier Barnabé est assis au comptoir d’une taverne.
Il aperçoit alors un jeune pupille de la garde avec les cheveux roux…et interpelle le tavernier :
« Je paie (hip) une bi...bière au gars qui a les ch...cheveux rouges...(hip) là-bas. »

Le tavernier va porter la bière.

Barnabé paie ainsi plusieurs bières, et le tavernier revient lui dire:
« Le jeune homme aimerait savoir pour quelle raison vous lui payez des bières comme ça!
" B'in...C'est juste parce que quand j'étais jeune,(hip) je me souviens (hip) avoir fait l'amour avec une poule... Donc je pense (hip) que ce jeune est mon f...fils! »

Barnabé dit à sa femme (pendant qu'ils sont très occupés...) :
- Dis-moi chérie, tu pourrais me le dire quand tu as un orgasme...
- Mais, bouchon, tu ne veux quand même pas que je te fasse appeler quand tu es
sur le champ de bataille !?

Le grenadier Barnabé se prépare à être passé en revue par l’Empereur, avec tout son régiment.
Il décide donc d’aller voir le barbier de garnison pour se faire raser sa barbe naissante .

Pendant que le barbier fait son travail, Barnabé mentionne qu'il aimerait un rasage de très près.
Le barbier sort alors une petite balle de bois de son tiroir et dit:
"- Tiens, prend cette balle, et met-là entre ta joue et ta gencive."

Barnabé s’exécute, et il voit le barbier lui faire un rasage impeccable.
Après quelques coups, Barnabé demande:
" - C'est dangereux… si par mégarde j'avalais la balle? "
" - Non, ce n'est pas un problème, tu n'aurais qu'à la rapporter demain comme le font tous les autres ! "

En vovant par l’ouverture de sa tente d’état-major le brave grenadier Barnabé qui s'apprête à se présenter timidement pour solliciter la permission d'entrer, le Maréchal Lannes dit à son aide de camp :
- J'espère que ce bonhomme vient me demander une faveur ; Après la scène que m'a fait le Maréchal Massena ce matin, j'ai absolument besoin de saquer quelqu'un pour me calmer les nerfs !!

- Comment (demande une vivandière à madame Barnabé) ton mari a-t-il réussi à obtenir cette superbe promotion au grade de Caporal ?
- Oh !...ça s'est fait tout à fait par hasard...

Figure-toi qu'un soir en garnison à Milan, sans m'avoir prévenue, mon mari Barnabé se ramène avec son capitaine qu'il avait invité à dîner. Quand ils sont entrés dans l'appartement, je sortais du bain et j'étais toute nue, les yeux pleins de savon, à traverser la salle de séjour pour chercher une serviette.

- Et alors ?

- Eh bien, le capitaine de mon mari a eu la gentillesse de me passer cette serviette et il a même tenu à me sécher complètement, tandis que mon mari se rappelait, opportunément, qu'il devait redescendre à la taverne pour s'acheter du tabac.

Le grenadier Barnabé se présente devant le colonel du Régiment dans lequel il vient d’être affecté :
- Pourquoi, questionne le colonel Delagarde, avez-vous quitté votre précédente place auprès du maréchal Berthier?
- Pour cause de maladie, explique le jeune Barnabé.
- Quel genre de maladie ?
- Eh bien..., ma façon de travailler rendait l’Empereur malade.

La scène se passe près d’un feu, le soir au bivouac.
Le docteur Percy tente de convaincre Barnabé d'arrêter la boisson,
mais cramponné à un camarade pour ne pas s'effondrer, il refuse d'entendre raison.

Percy lui dit alors :
- Savez-vous que l'alcool tue chaque année au moins 5.000 fusiliers ?

Et Barnabé lui répond :
- M'en fout, (hip)…ch’ui Grenadier !

Un vieux soldat Prussien, héritié de toutes les guerres de la Monarchie, revient après des années dans un  village frontalier qu'il avait eu l'occasion d'occuper , dans le temps , avec son Régiment.

Il rentre dans une taverne, et engage la conversation avec deux Grenadiers de la Garde occupant la table voisine :un vieux vétéran sourd comme un pot...et notre ami Barnabé.

- " Ach !... La kerre...,kross malheur cette kerre..."
- " Qu'est-ce qu'il dit ?" demande le vétéran
- " Il dit que la guerre était un malheur", rétorque Barnabé.
- " Ja, mais fôtre fillage est magnifique...Je le connaissais très pien..."
- " Comment ?" fait le vieux.
- " Il dit qu'il connaît bien le village, il y était..."
- " Mais alors, reprend l'ancien , il connaît sûrement Pierrette Dupuis ?"
- " Ach, ja !...Pierrette Dupuis, ja...Un frai folcan, cette femme...Ich habe un exzellent soufenir..."
- " Quoi ?" fait le vieux.
- " Il dit qu'il connaît bien Maman , Papa !!!"

En pleine guerre d'Espagne, une Compagnie de Grenadiers à pied de la Garde Impériale (au hasard, celle de Barnabé...) a été désignée pour tendre une embuscade aux guerilléros des montagnes.

Le Grenadier Barnabé, qui s'était déguisé en tronc arbre, a soudainement abandonné son poste à un moment crucial de l'attaque.
Le sergent l'engueule un bon coup et lui demande pourquoi il a quitté son poste.

Il lui dit:
" Tu te rends compte que tu as mis en danger non seulement ta vie mais aussi celle de tous tes copains de la compagnie. Un peu plus, et l'ennemi nous découvrait tous par ta faute !
 As-tu une explication pour ta conduite?

- Oui sergent, répond Barnabé :
Autant je n'ai pas bougé dun poil quand un couple de pigeons m'a pris pour cible.
Autant je n'ai rien dit et je suis resté immobile quand j'ai vu un serpent ramper à mes pieds...
Mais quand ces deux écureuils sont rentrés dans mon pantalon et que j'en ai entendu un dire
" Mangeons en une tout de suite et gardons l'autre pour cet hiver..." , j'ai craqué !

Barnabé s'exerce au tir avec un mousqueton de cavalerie que lui fait essayer un camarade
du 3ème Régiment de Dragon .
Il est debout, à une trentaine de mètres d'un ballot de paille simulant son ennemi, et tire quelques balles...à raison d'une par minute.

Lorsque son camarade va contrôler les cibles, il crie à l'intention de Barnabé :
" Aucune balle dans la cible , vieille moustache"

Alors Barnabé regarde son arme... puis regarde la cible... puis regarde à nouveau son arme...
puis encore la cible.

Perplexe, il met son index gauche au bout du canon et à l'aide de son index droit , il presse la détente. Naturellement, son doigt est pulvérisé !

À ce moment là , Barnabé hurle en direction du Dragon :
" Pourtant ça part d'ici correctement...Le problème doit se trouver là-bas..."

Dans une région ravagée par le choléra, le chirurgien Larrey visite un hopital de campagne . 
Il interroge le seul aide-chirurgien qu'il trouve sur les lieux : Barnabé !

Quelles précautions observez-vous pour rendre l'eau potable?
- Eh bien, d'abord nous la filtrons.
- Très bien . Et après?
- Nous la faisons bouillir.
- Parfait. Et ensuite?
- Pour ne courir aucun risque, nous buvons de la bière !

 De sortie dominicale dans sa ville de garnison , Barnabé croise et salue un haut gradé qui porte 3 étoiles :

" Bonjour sergent !"
Le gradé, bon enfant, lui répond:
" Oui Grenadier , j'ai bien été sergent autrefois...mais..."
" Excusez-moi , bonjour mon lieutenant !"
" En effet, j'ai bien été lieutenant autrefois...mais..."
" Euh..., bonjour mon colonel..."
" Oui, j'étais effectivement colonel il n'y a encore pas si longtemps,...mais..."

Finalement, Barnabé remarque les 3 étoiles sur les épaulettes de l'officier :
" Ohhh...(oups)...Bonjour Monsieur Courvoisier !"

A l'issue de la terrible bataille de Baylens, le grenadier Barnabé - blessé au cours des combats -se retrouve prisonnier des espagnols et est évacué vers un hôpital de fortune . 

Trois jours plus tard, un général  Espagnol vient féliciter ses troupes et en profite pour inspecter cette infirmerie où 50 de ses soldats sont alités.

Le premier :
- Mes respects mon généralès
- Quel esta votre problème ?
- Hémorroïdès mon généralès
- Quel esta le traitementès ?
- Batonnès... cotonnès... badigeonnès...
- Quel esta votre souhait le plus cher ?
- Servir toute ma vie votre unitès , mon généralès !

Le suivant :
- Mes respects mon généralès
- Quel esta votre problème ?
- Hémorroïdès mon généralès
- Quel esta le traitementès ?
- Batonnès... cotonnès... badigeonnès...
- Quel esta votre souhait le plus cher ?
- Servir toute ma vie votre unitès , mon généralès !

Etc... pour les 49 premiers soldats (la nourriture espagnole est vraiment très pimentée)

arrive le dernier...le Grenadier Barnabé :
- Bonjour général  (Grrrr !)
- Quel esta votre problème ?
- Une vilaine angine mon général
- Quel esta le traitementès ?
- Coton...baton...badigeon...
- Si...Quel esta votre souhait le plus cher ?
- Pourrait-on changer le coton ?

- Demande de réforme -

Monsieur le ministre de la guerre, j'ai l'honneur de vous exposer ma situation. 

Je suis marié avec une veuve, laquelle avait une fille. 
Mon père a épousé cette fille. 
     
Donc mon père est devenu mon gendre,
puisqu'il a épousé la fille de ma femme. Ma belle-fille est devenue de ce fait ma 
belle-mère.
     
Maintenant, ma femme et moi avons un fils. 
     
Cet enfant est le fils de la mère de la femme 
de mon père, donc le beau-frère de mon père 
est mon oncle puisqu'il est le frère de ma 
belle-mère. 
     
Mon fils est donc mon oncle, quand à la femme 
de mon frère, elle a un garçon qui est mon 
petit-fils, puisqu'il est le fils de la fille 
de ma femme. 
     
Ma fille se trouve donc être ma mère puisqu'elle 
est la femme de mon père. 
     
Par conséquent, je suis le frère de mon petit fils.
     
Comme le mari de la mère d'une personne est le père 
de celle-ci, je suis donc le père de ma mère et le 
frère de son fils. Je suis donc mon propre grand-père.
     
J'ai donc l'avantage, Monsieur le Ministre de vous 
demander de m'accorder un sursis d'incorporation 
vu que le réglement militaire interdit que le père, 
le fils et le petit-fils soient mobilisés ensemble.

signé : Grenadier Barnabé

 

 
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